[Sciences] Prix Ig-Nobel

Vous connaissez tous les prix Nobel ?
Moi je suis bien plus intéressée par les prix Ig-Nobel 🙂
Je me demande pourquoi des gens ont eu l’idée de faire ce genre d’études…

Je vais vous proposer une partie de l’article de wikipedia, avec ensuite mes prix préféré, je vais essayer de me retenir de pas tout recopier ouais bon je crois que vous aurez presque tout 🙂
Si vous voulez la liste complète je vous renvoie vers wikipedia !

Le prix Ig Nobel (qui peut être prononcé Ignobel, car nommé ainsi par jeu de mots entre « prix Nobel » et l’adjectif « ignoble » en anglais) est un prix parodique du prix Nobel décerné chaque année à dix recherches scientifiques qui paraissent insolites mais qui amènent secondairement à réfléchir.

L’objectif déclaré de ces prix est de « récompenser les réalisations qui font d’abord rire les gens, puis les font réfléchir ».
Les prix sont également utilisés pour souligner que même les recherches paraissant absurdes peuvent apporter des connaissances utiles.
Les lauréats sont tous volontaires pour recevoir le prix et aucun ne l’a refusé excepté Volkswagen (en 2016).

L’Ig Nobel est organisé par un magazine scientifique humoristique, le Annals of Improbable Research (AIR) ; les recherches sont présentées par un groupe qui comprend des lauréats du prix Nobel lors d’une cérémonie au Sanders Theater de l’université Harvard, et, après l’attribution des prix, une série de conférences publiques est donnée par les récipiendaires au Massachusetts Institute of Technology.

# Principe

L’énoncé officiel dit que ces prix sont avant tout destinés à éveiller la curiosité du public pour la science en général, bien qu’ils puissent parfois prendre une valeur dénonciatrice.

« Les prix Ig Nobel couronnent des prouesses qui font rire les gens au premier abord, et les font ensuite réfléchir. Ces prix ont pour but de rendre hommage à l’originalité et d’honorer l’imagination — ainsi que d’attiser l’intérêt des gens pour la science, la médecine et la technologie. »

On peut ajouter à cela que la futilité de certains travaux primés peut n’être qu’apparente : ainsi, l’étude de 2006 relative aux spaghettis (évoquée plus loin dans cet article) permet de répondre à une question posée par Pierre-Gilles de Gennes et semble trouver des applications en architecture.

L’expression reprend le nom d’une revue irrévérencieuse des années 1960, The Journal of Unreproducible Results, que la revue Planète avait fait connaître alors en France. Dix prix sont attribués chaque année à des recherches particulièrement saugrenues — parfois admirables, parfois risibles.
Les prix sont décernés au Sanders Theater de l’université Harvard par la revue d’humour en science Annals of Improbable Research, en présence de lauréats du prix Nobel. Les lauréats du prix Ig Nobel sont ensuite conviés à donner des conférences publiques au MIT.

Le nom est un jeu de mots en référence au prix Nobel : en anglais, « Ig Nobel » se prononce approximativement comme le mot « ignoble ».

Les premiers prix Ig Nobel ont été remis en 1991.

En 2010, un ancien lauréat du prix Ig Nobel a reçu le prix Nobel de physique (Andre Geim, prix Ig Nobel pour la lévitation d’une grenouille ; prix Nobel pour son travail sur les graphènes).

# Critères

Le prix est décerné une fois par an, mais les domaines sont variables.
Les domaines possibles sont toutes les branches de la science, ou tous les domaines proches de ceux pour lesquels il existe un prix Nobel.
Cela inclut la psychologie, les mathématiques ou l’informatique.
Le prix est décerné chaque année, dans des domaines choisis par les jurés suivant ce que l’actualité a fourni.

On peut distinguer plusieurs types de travaux susceptibles de recevoir un prix Ig Nobel.
Tout d’abord les recherches concluantes, mais répondant à une question qui semble n’avoir que peu d’intérêt, voire être risible, par rapport à l’effort fourni.
C’est la situation la plus courante pour les authentiques chercheurs recevant un prix.
Dans ce cas-là, les lauréats viennent parfois recevoir leur prix, comme Basile Audoly et Sébastien Neukirch en 2006.
Le prix peut également récompenser l’humour volontaire.

Dans d’autres cas, le prix est plutôt une critique vis-à-vis du lauréat.
Dans un registre humoristique, un prix peut être décerné pour un événement remarquable, de manière ironique : prix Ig Nobel de la paix en 1996 au président Jacques Chirac pour la reprise des essais nucléaires français, qui plus est l’année de la cinquantième commémoration des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki ; prix Ig Nobel d’économie aux dirigeants d’Enron pour leurs mensonges sur leur comptabilité.
Enfin, le prix peut être décerné à des recherches sans résultat probant alors qu’elles annonçaient initialement des résultats spectaculaires (comme le prix décerné pour la « découverte » de la mémoire de l’eau).

# Liste des prix Ig Nobel

Prix décernés en 1991

Chimie : Jacques Benveniste, chercheur français à l’INSERM et correspondant permanent de Nature, pour sa conviction tenace que l’eau est un liquide intelligent — la mémoire de l’eau — et pour avoir démontré de manière selon lui satisfaisante que l’eau est capable de retenir des événements bien après la disparition de toute trace de ces événements.
Éducation : J. Danforth Quayle, homme politique américain, pour avoir démontré mieux que quiconque le besoin d’une éducation nationale.
Biologie : Robert Klark Graham, sélectionneur de graines et prophète de la théorie de la propagation, pour le développement d’une banque du choix de semence, une banque du sperme qui n’accepte que des Prix Nobel et des champions olympiques.
Littérature : Erich von Däniken, raconteur visionnaire et auteur de Présence des extraterrestres, pour avoir expliqué comment la civilisation humaine a été influencée par d’anciens astronautes extra-terrestres.
Paix : Edward Teller, père de la bombe à hydrogène et amateur du système d’armes « guerre des étoiles », pour avoir consacré sa vie à changer la signification du mot « paix ».

Prix décernés en 1992

Archéologie : les Éclaireuses Éclaireurs de France, pour avoir effacé les peintures rupestres de la grotte de Mayrière supérieure, près du village de Bruniquel.
Médecine : F. Kanda, E. Yagi, M. Fukuda, K. Nakajima, T. Ohta et O. Nakata du Shiseido Research Center de Yokohama, pour leurs travaux précurseurs sur « L’élucidation des Composants chimiques Responsables des Mauvaises Odeurs des Pieds », et particulièrement pour avoir conclu que les personnes pensant puer des pieds en puent, et ceux que ne le pensent pas n’en puent pas.
Chimie : Ivette Bassa, fabricante de colloïdes colorés, pour son rôle dans la plus grande réussite de la chimie du xxe siècle, la synthèse de Jell-O bleu clair.
Paix : Daryl Gates, ex-chef de la police de San-Francisco, pour sa méthode unique et fascinante pour rassembler les gens.
Nutrition : les consommateurs de corned-beef, pour en avoir digéré pendant 54 ans.
Littérature : Yuri Struchkov, auteur infatigable de l’Institut de Composants Organométallique de Moscou , pour les 948 publications scientifiques dans lesquelles il est crédité, publiées entre 1981 et 1990, soit en moyenne plus d’une tous les 3,9 jours.

Prix décernés en 1993

Économie : Ravi Batra de l’université méthodiste du Sud, économiste et auteur des best-sellers La grande dépression de 1990 et Survivre à la grande dépression de 1990, pour avoir vendu suffisamment de livres pour, à lui seul, empêcher l’effondrement de l’économie mondiale.
Paix : à la compagnie Pepsi-Cola des Philippines, pour avoir sponsorisé un concours pour faire un millionnaire, puis annoncé un faux numéro gagnant, incitant et unissant ainsi 800 000 candidats vainqueurs dans la protestation, et rassemblant plusieurs factions armées pour la première fois de l’histoire du pays.
Mathématiques : Robert Faid de Greenville, Caroline du Sud, voyant en statistiques, pour avoir calculé les chances exactes (710 609 175 188 282 000 contre 1) que Mikhaïl Gorbatchev soit l’Antéchrist.
Médecine : James F. Nolan, Thomas J. Stillwell, et John P. Sands, Jr., médecins, pour leur mémoire de recherche, Gestion correcte d’un pénis coincé dans une fermeture Éclair.
Psychologie : John Mack de la Harvard Medical School et David Jacobs de l’université Temple, intellectuels visionnaires, pour leur déduction surprenante que les personnes croyant avoir été kidnappées par des aliens l’ont probablement été — et particulièrement pour avoir conclu que « le but de l’enlèvement est de produire des enfants ».
Technologie Visionnaire : décerné conjointement à Jay Schiffman de Farmington Hills, au Michigan, brillant créateur de l’AutoVision, un dispositif projetant des images sur le pare-brise rendant possible de conduire et de regarder la télévision simultanément, et à la législature d’État du Michigan pour l’avoir rendu légal.
Chimie : James et Gaines Campbell de Lookout Mountain, zu Tenessee, diffuseurs passionnés de parfum, pour avoir inventé les bandes parfumées, l’odieuse méthode par laquelle le parfum est appliqué sur les pages des magazines, car déclenchant des crises d’asthme.

Prix décernés en 1994

Médecine : ce prix a été décerné en deux parties :
au patient X, vétéran du corps des US Marine Corps, victime d’une morsure venimeuse de son serpent à sonnette domestique, pour son usage acharné de la thérapie des électrochocs ; à sa propre demande, les fils de commande d’une bougie ont été attachés à sa lèvre et le moteur de la voiture a tourné à 3 000 tours par minute pendant cinq minutes.
au docteur Richard C. Dart du Centre anti-poison des montagnes Rocheuses et au docteur Richard A. Gustafson du Centre d’hygiène de l’université d’Arizona, pour leur rapport médical Le non-fonctionnement des électrochocs contre le venin des serpents à sonnettes.
Psychologie : Lee Kuan Yew, ancien Premier ministre de Singapour, praticien de la psychologie du renforcement négatif, pour son étude de trente ans sur les effets de la punition sur trois millions de citoyens de Singapour pour cracher et mâcher du chewing-gum dans la rue ou pour nourrir les pigeons.
Littérature : L. Ron Hubbard, auteur de science-fiction et fondateur de la Scientologie, pour son livre, La Dianétique.

Prix décernés en 1995

Nutrition : John Martinez de J. Martinez & Co à Atlanta, Géorgie, pour le café Luwak, le café le plus cher du monde, produit en Asie du Sud à partir de graines de café avalées et expulsées par le luwak, un cousin de la civette.
Psychologie : Shigeru Watanabe, Junko Sakamoto, et Masumi Wakita, de l’université de Keio, pour avoir appris à des pigeons à faire la différence entre les tableaux de Picasso et ceux de Monet.
Paix : le parlement taïwanais pour avoir démontré [par ses pugilats] que les personnalités politiques obtiennent plus en se battant entre elles qu’en menant des guerres contre les autres nations.

Prix décernés en 1996

Biologie : Anders Barheim et Hogne Sandvik de l’université de Bergen, Norvège, pour leur étude Les effets de la bière, de l’ail et la crème fraîche sur l’appétit des sangsues.
Médecine : James Johnston de RJ Reynolds Tobacco Company, Joseph Taddeo de US Tobacco, Andrew Tisch de Lorillard, William Campbell de Philip Morris, Edward A. Horrigan de Liggett Group , Donald S. Johnston de American Tobacco Company et Thomas E. Sandefur, Jr., président de Brown et Williamson Tobacco Company, pour avoir découvert que la nicotine n’entraîne pas de dépendance, et avoir présenté cette découverte devant le Congrès des États-Unis.
Paix : Jacques Chirac, président de la République française, pour avoir célébré le cinquantième anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki en reprenant les essais nucléaires français dans le Pacifique.
Santé publique : Ellen Kleist de Nuuk, Groenland et Harald Moi d’Oslo, Norvège, pour leur étude médicale transmission de la gonorrhée par les poupées gonflables.
Chimie : George Goble de l’université Purdue, pour son record du monde d’allumage de barbecue (trois secondes) en utilisant du charbon et de l’oxygène liquide.
Biodiversité : Chonosuke Okamura du laboratoire Okamura des fossiles à Nagoya, Japon, pour avoir découvert les fossiles de dinosaures, de chevaux, de dragons, de princesses, et de plus de mille autres « mini-espèces » éteintes, mesurant toutes moins d’un quart de millimètre de longueur.
Littérature : aux éditeurs du journal Social Text, pour avoir publié des recherches qu’ils ne comprenaient pas, dont l’auteur disait qu’elles ne voulaient rien dire, et qui disaient que la réalité n’existe pas.

Prix décernés en 1997

Biologie : T. Yagyu et ses collègues de l’Hôpital universitaire de Zurich, Suisse, de l’Université du Kansai, Japon, et de l’entreprise Neuroscience Technology Research à Prague, République Tchèque, pour avoir mesuré les profils d’ondes cérébrales de personnes qui mâchaient des chewing-gums de différents arômes .
Entomologie : Mark E. Hostetler, de l’Université de Floride, pour son guide That Gunk on Your Car, qui identifie les insectes écrasés sur les pare-brises des voitures.
Astronomie : Richard Hoagland du New Jersey, pour avoir identifié des éléments artificiels sur d’autres astres, notamment un visage humain sur Mars et des gratte-ciels de quinze kilomètres de hauteur sur la face cachée de la lune.
Littérature : Doron Witztum, Eliyahu Rips et Yoav Rosenberg, Israël, et Michael Drosnin, États-Unis, pour leur découverte statistique capillotractée que la Bible dissimule un code secret.
Médecine : Carl J. Charnetski et Francis X. Brennan Jr. de l’Université de Wilkes et James F. Harrison de l’entreprise Muzak à Seattle, États-Unis, pour leur découverte que la musique d’ascenseur stimule la production d’Immunoglobuline A (IgA).
Économie : Akihiro Yokoi de l’entreprise Wiz à Chiba et Aki Maita de l’entreprise Bandai à Tokyo, Japon, père et mère du Tamagotchi, pour avoir fait perdre des millions d’heures de travail passées à soigner des animaux de compagnie virtuels.

Prix décernés en 1998

Ingénierie et sécurité : Troy Hurtubise, de North Bay, Canada, pour avoir développé et testé personnellement une armure à l’épreuve des grizzlys.
Biologie : Peter Fong de l’école technique de Gettysburg, Pennsylvanie, pour sa contribution au bien-être des palourdes à l’aide du Prozac.
Paix : Atal Bihari Vajpayee, Premier ministre d’Inde et Nawaz Sharif, Premier ministre du Pakistan, pour leurs explosions « pacifiques » de bombes atomiques.
Chimie : Jacques Benveniste pour son affirmation que l’eau a une mémoire et que ses propriétés pouvaient être transmises par des vecteurs ondulatoires appropriés et notamment via le téléphone et Internet. À noter que Benveniste a également remporté le prix Ig Nobel de chimie en 1991.

Prix décernés en 1999

Physique : le docteur Len Fisher de Bath, Angleterre et Sydney, Australie pour avoir calculé la meilleure façon de tremper un biscuit, et les professeurs Jean-Marc Vanden-Broeck de l’université d’East Anglia, Angleterre et Joseph Keller de l’université Stanford pour avoir calculé comment faire un bec de théière qui ne goutte pas.
Littérature : l’institut britannique de standardisation pour sa spécification de six pages (BS-6008) concernant la bonne façon de faire une tasse de thé (cf. ISO 3103).
Sciences de l’éducation : les Bureaux de l’Éducation des États du Kansas et du Colorado, pour avoir indiqué que les enfants ne devraient plus croire à la théorie de l’évolution de Darwin, ni à la théorie de la gravitation de Newton, ni la théorie de l’électromagnétisme de Faraday et Maxwell, ni la théorie de Pasteur selon laquelle les microbes causent des maladies.
Chimie : Takeshi Makino, président de l’Agence des détectives pour la sécurité à Osaka, Japon, pour son implication dans S-Check, un spray de détection d’infidélités que les femmes peuvent appliquer sur les sous-vêtements de leur mari.
Biologie : au docteur Paul Bosland, directeur de l’Institut du piment, université de l’État du Nouveau-Mexique à Las Cruces, pour avoir créé un piment jalapeño non épicé.
Protection de l’environnement : Hyuk-ho Kwon de la compagnie Kolon de Séoul, Corée, pour avoir inventé un costume autoparfumant.
Paix : Charl Fourie et Michelle Wong de Johannesbourg, Afrique du Sud, pour l’invention d’une alarme antivol d’automobile équipée d’un lance-flammes.
Hygiène : George et Charlotte Blonsky de New York et San Jose, Californie, pour leur système utilisant la force centrifuge pour aider les femmes à accoucher : la femme est attachée sur une table circulaire, qui est mise en rotation à haute vitesse.

Prix décernés en 2000

Psychologie : David Dunning de l’université Cornell et Justin Kreuger de l’université de l’Illinois, pour leur étude Incapables et inconscients de l’être : comment la difficulté de reconnaître sa propre incompétence mène à une surévaluation de soi (voir Effet Dunning-Kruger ).
Physique : Andre Geim de l’université de Nimègue (Pays-Bas) et Sir Michael Berry de l’université de Bristol (Royaume-Uni), pour l’utilisation d’aimants pour faire léviter une grenouille. Par ailleurs, Andre Geim recevra en 2010 le prix Nobel de physique pour ses travaux sur le graphène, faisant de lui le seul primé de l’Ig Nobel à recevoir également un véritable prix Nobel.
Paix : la Royal Navy, pour avoir ordonné à ses marins de ne plus utiliser de vrais obus de canon et de se contenter de crier « Bang ! »

Prix décernés en 2001

Médecine : Peter Barss de l’université McGill, pour son rapport médical sur les blessures dues à des chutes de noix de coco.
Physique : David Schmidt de l’université du Massachusetts pour sa réponse partielle à la question : Pourquoi les rideaux de douche se gonflent-ils vers l’intérieur ?.
Économie : Joel Slemrod, de l’école de commerce de l’université du Michigan, et Wojciech Kopczuk, de l’université de Colombie britannique, pour leur conclusion selon laquelle les gens trouvent un moyen de reporter leur mort si cela peut leur accorder une diminution de l’impôt sur les successions.
Astrophysique : Dr Jack et Rexella Van Impe du ministère Jack Van Impe à Rochester Hills, Michigan, pour leur découverte selon laquelle les trous noirs remplissent toutes les conditions techniques pour abriter l’enfer.
Paix : Viliumas Malinauskas de Grutas, Lituanie, pour la création du parc d’attractions Le monde de Staline.
Technologie : conjointement décerné à John Keogh de Hawthorn, État de Victoria, Australie, pour avoir breveté la roue, et au Bureau australien des brevets qui lui a accordé le brevet d’innovation numéro 2 001 100 012.

Prix décernés en 2002

Biologie : Norma E. Bubier, Charles G.M. Paxton, Phil Bowers, et D. Charles Deeming pour leur étude sur le Comportement nuptial des autruches vis-à-vis des humains dans les conditions agricoles en Grande-Bretagne.
Recherche interdisciplinaire : Karl Kruszelnicki pour son Enquête complète sur les poils de nombril.

Prix décernés en 2003

Ingénierie : John Paul Stapp, Edward A. Murphy Jr., et George Nichols, pour avoir conjointement donné naissance en 1949 à la loi de Murphy, dont le principe de base est : « s’il y a une ou plusieurs manières de faire quelque chose, et qu’une de ces manières peut aboutir à une catastrophe, alors quelqu’un l’emploiera ».
Littérature : John Trinkaus, de l’École d’affaires de Zicklin, New York, pour avoir méticuleusement rassemblé des données et édité plus de 80 rapports détaillés sur différents sujets tels que :
quel pourcentage de jeunes portent des casquettes de baseball avec les visières à l’arrière plutôt qu’à l’avant ;
quel pourcentage de piétons portent des chaussures de sport qui sont blanches plutôt que d’une autre couleur ;
quel pourcentage de nageurs boivent la tasse du côté peu profond d’une piscine plutôt que du côté profond ;
quel pourcentage d’automobilistes s’arrêtent presque, mais pas complètement, à un signal stop ;
quel pourcentage de banlieusards portent des attachés-cases ;
quel pourcentage des clients excèdent exprès le nombre d’articles autorisés dans la file d’attente d’un supermarché ;
quel pourcentage d’étudiants détestent le goût des choux de Bruxelles.
Multidiscipline : Stefano Ghirlanda, Liselotte Jansson, et Magnus Enquist de l’université de Stockholm, pour leur rapport Les poulets préfèrent les beaux humains.
Paix : Lal Bihari de l’Uttar Pradesh en Inde, pour sa triple réalisation :
avoir mené une vie active alors qu’il avait été reconnu officiellement décédé en 1976 ;
avoir mené une campagne posthume acharnée contre l’inertie bureaucratique ;
avoir créé l’association des personnes décédées.

Prix décernés en 2004

Médecine : Steven Stack et James Gundlach (États-Unis) pour leur rapport publié sur L’effet de la musique country sur le suicide.
Hygiène : Jillian Clarke (États-Unis) pour son investigation sur la vérité scientifique de la « règle des cinq secondes », au sujet de la question de manger des aliments tombés au sol.
Chimie : la compagnie Coca-Cola de Grande-Bretagne, pour son usage de la technologie avancée pour convertir l’eau contaminée de la Tamise en Dasani, une eau minérale embouteillée, mais qu’il a fallu finalement retirer des étalages, à cause de la présence d’un produit cancérigène.
Ingénierie : Donald J. et Frank J. Smith (États-Unis), pour avoir breveté le « combover » (mot anglais désignant une méthode de coiffure permettant aux chauves d’utiliser les quelques cheveux qui leur restent pour camoufler leur calvitie).
Littérature : The American Nudist Research Library (Kissimmee, Floride, États-Unis), pour la préservation de l’histoire nudiste « afin que tout le monde puisse la voir ».
Psychologie : Daniel Simon et Christopher Chabris, pour avoir démontré que quand les gens concentrent leur attention sur quelque chose, il est très facile d’oublier tout le reste, y compris une femme déguisée en gorille.
Paix : Daisuke Inoue (Japon), pour l’invention du karaoké, fournissant ainsi une nouvelle méthode pour que les gens apprennent à se tolérer.
Biologie : Ben Wilson et Lawrence Dill (Canada), Robert Batty (Écosse), Magnue Wahlberg (Danemark), et Hakan Westenberg (Suède), pour leur démonstration de la communication des harengs au moyen de pets.

Prix décernés en 2005

Littérature : les arnaqueurs « nigérians » pour leur inventivité dans la création de personnages fictifs destinés à extorquer de l’argent.
Économie : Gauri Nanda, du MIT, pour avoir inventé un réveil qui s’enfuit et se cache, de manière répétitive, pour s’assurer que le dormeur se lève.
Dynamique des fluides : Victor Benno Meyer-Rochow de l’université de Brême et de l’université d’Oulu (Finlande) et József Gál de l’Université Loránd Eötvös (Hongrie), pour avoir évalué la pression à l’intérieur des manchots pendant la défécation.
Nutrition : Yoshiro Nakamatsu, pour avoir photographié, analysé et compté ses repas pendant 34 ans.

Prix décernés en 2006

Ornithologie : Ivan R. Schwab et Philip R.A. May, université de Californie, pour leurs travaux expliquant pourquoi les pic verts ne sont pas sujets aux maux de tête.
Paix : Howard Stapleton de Merthyr Tydfil (Pays de Galles), pour l’invention d’un appareil émettant un son insupportable audible uniquement par les jeunes de moins de 25 ans.
Acoustique : D. Lynn Halpern, Randolph Blake et James Hillenbrand de la Northwestern University (Chicago), pour avoir expliqué pourquoi le crissement des ongles sur un tableau noir est désagréable à l’oreille.
Mathématiques : Nic Svenson et Piers Barnes, de l’organisation australienne du Commonwealth pour la science et la recherche, pour leur calcul du nombre de photos qu’il est nécessaire de prendre pour être (presque) certain que personne dans une photo de groupe n’aura les yeux fermés.
Médecine : Francis M. Fesmire de l’université de Tennessee, pour son rapport d’étude clinique sur le soulagement des hoquets tenaces par massage rectal digital.
Physique : Basile Audoly et Sébastien Neukirch de l’université Pierre et Marie Curie (Paris), pour leurs recherches expliquant pourquoi les spaghettis secs se cassent généralement en plus de deux morceaux.
Chimie : Antonio Mulet, José Javier Benedito et José Bon de l’université de Valence (Espagne) et Carmen Rosselló de l’université des îles Baléares (Espagne), pour avoir mesuré la vitesse des ultrasons dans le fromage Cheddar en fonction de la température.

Prix décernés en 2007

Biologie : Pr Johanna E.M.H. van Bronswijk, de l’université technique d’Eindhoven (Pays-Bas), pour son recensement de tous les acariens, insectes, araignées, pseudo-scorpions, crustacés, bactéries, algues, fougères et champignons avec lesquels l’humain partage son lit.
Chimie : Mayu Yamamoto de l’International Medical Center of Japan, pour avoir développé une méthode d’extraction de la vanilline (arôme et parfum de vanille) à partir de bouse de vache.
Linguistique : Juan Manuel Toro, Josep B. Trobalon et Núria Sebastián-Gallés de l’université de Barcelone, pour avoir montré que les rats sont le plus souvent incapables de reconnaître la langue japonaise de la langue néerlandaise dans un discours diffusé à l’envers.
Littérature : Glenda Browne, de Blaxland (Blue Mountains, Australie) pour son étude sur le mot The, et sur les nombreux problèmes qu’il pose pour le classement alphabétique.
Économie : Kuo Cheng Hsieh, de Taïwan, pour avoir breveté en 2001 un appareil qui capture les braqueurs de banque en leur jetant un filet dessus.
Aviation : Patricia V. Agostino, Santiago A. Plano et Diego A. Golombek de l’université nationale de Quilmes, en Argentine, pour avoir découvert que le Viagra aidait les hamsters à se remettre d’un décalage horaire.

Prix décernés en 2008

Paix : au comité d’éthique sur la biotechnologie non-humaine de la Confédération suisse pour avoir établi légalement que les plantes avaient une dignité.
Biologie : Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l’École nationale vétérinaire de Toulouse pour avoir découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.
Médecine : Dan Ariely (université Duke) qui a démontré qu’un placebo au tarif très élevé était plus efficace qu’un placebo au prix peu élevé.
Économie : Geoffrey Miller, Joshua Tybur et Brent Jordan de l’université de New Mexico pour avoir découvert que le cycle d’ovulation d’une danseuse de lap dance pouvait avoir un effet sur le montant de ses pourboires.
Sciences physiques : Dorian Raymer, des observatoires océaniques de l’institution Scripps et Douglas Smith de l’université de Californie à San Diego, pour avoir prouvé mathématiquement que les tas de cheveux, de cordes ou autre finissaient inévitablement par s’emmêler en nœuds.

Prix décernés en 2009

Médecine vétérinaire : à Catherine Douglas et Peter Rowlinson de l’université de Newcastle, pour avoir démontré que les vaches portant un prénom produisent plus de lait que les autres.
Paix : à Stephan Bolliger, Steffen Ross, Lars Oesterhelweg, Michael Thali et Beat Kneubuehl de l’université de Berne, pour avoir montré qu’il est préférable de recevoir sur la tête une bouteille pleine de bière plutôt qu’une bouteille vide.
Médecine : à Donald L. Unger, de Thousand Oaks, pour avoir enquêté sur une cause possible de l’arthrite des doigts, en faisant craquer les doigts de sa main gauche (mais jamais ceux de la droite) tous les jours pendant plus de soixante ans.
Physique : à Katherine K. Whitcome de l’université de Cincinnati, Daniel E. Lieberman de l’université Harvard et Liza J. Shapiro de l’université du Texas, pour avoir déterminé pourquoi les femmes enceintes ne basculent pas en avant.
Littérature : aux services de police irlandais (An Garda Siochana), pour avoir donné plus d’une cinquantaine de contraventions à Prawo Jazdy, dont le nom signifie en polonais « Permis de conduire ».

Prix décernés en 2010

Chimie : à Eric Adams, Scott Socolofsky, Stephen Masutani ainsi que la compagnie pétrolière BP pour avoir réfuté la vieille croyance que l’eau et l’huile (pétrole) n’étaient pas miscibles. BP n’est pas venu à la cérémonie, à l’inverse des trois scientifiques américains.

Prix décernés en 2011

Physiologie : à Anna Wilkinson, Natalie Sebanz, Isabella Mandl et Ludwig Huber pour leur étude montrant qu’il n’y a pas de preuve que le bâillement soit contagieux chez les tortues charbonnières à pattes rouges.
Chimie : à Makoto Imai, Naoki Urushihata, Hideki Tanemura, Yukinobu Tajima, Hideaki Goto, Koichiro Mizoguchi et Junichi Murakami, de l’Université de médecine de Shiga au Japon, pour leurs travaux sur la densité idéale de wasabi nécessaire pour réveiller un être humain en cas d’incendie (ou quelle que soit l’urgence), en vue de réaliser un détecteur à base de wasabi pour les personnes atteintes de surdité.
Mathématiques : à Dorothy Martin, Pat Robertson, Elizabeth Clare, Lee Jang Rim, Credonia Mwerinde et Harold Camping, pour avoir prophétisé la fin du monde, respectivement en 1954, 1982, 1990, 1992, 1999, 1994 — le dernier ayant rectifié sa prédiction pour le 21 octobre 2011. Tous sont récompensés pour nous avoir enseigné la prudence dans le domaine des affirmations basées sur des calculs mathématiques.
Paix : à Arturas Zuokas, le maire de Vilnius, pour avoir démontré que le problème du stationnement illégal pouvait être résolu en écrasant les véhicules mal garés avec un véhicule blindé.
Médecine : Mirjam Tuk, Debra Trampe, Luk Warlop ; conjointement avec Matthew Lewis, Peter Snyder, Robert Feldman, Robert Pietrzak, David Darby et Paul Maruff pour avoir démontré que les gens prennent de bonnes décisions au sujet de certaines choses, et de moins bonnes au sujet d’autres choses, quand ils ont une forte envie d’uriner.

Prix décernés en 2012

Physique : à Joseph Keller, Raymond Goldstein, Patrick Warren et Robin Ball, pour le calcul de l’équilibre des forces qui façonnent et déplacent les cheveux dans une queue de cheval humaine.
Dynamique des fluides : à Rouslan Krechetnikov et Hans Mayer, pour leur étude de la dynamique des ballottements des liquides, afin de comprendre ce qui se passe quand une personne marche en portant une tasse de café.
Anatomie : à Frans de Waal et Jennifer Pokorny, pour avoir découvert que les chimpanzés peuvent identifier d’autres chimpanzés individuellement en voyant l’image de leurs postérieurs.
Médecine : à Emmanuel Ben-Soussan et Michel Antonietti, pour avoir expliqué aux médecins qui pratiquent des coloscopies comment minimiser le risque d’explosion de leurs patients.

Prix décernés en 2013

Psychologie : À Laurent Bègue, du Laboratoire inter-universitaire de psychologie (Lip) de Grenoble pour son étude intitulée Beauty is in the eye of the beer holder (« La beauté est dans les yeux du buveur de bière »), qui démontre que « les gens qui croient être saouls croient aussi être séduisants ».
Biologie et Astronomie : à une équipe de scientifiques de Suède, d’Afrique du Sud, d’Allemagne, d’Australie et du Royaume-Uni pour avoir montré que les scarabées bousiers, quand ils sont perdus, retrouvent leur chemin en regardant la Voie lactée.
Chimie : à une équipe japonaise ayant découvert que le processus qui fait que les oignons font pleurer est plus compliqué que les scientifiques ne le pensaient.
Probabilité : à une équipe anglaise qui a démontré que plus une vache reste couchée, plus la probabilité qu’elle se relève augmente. De plus, ils ont démontré que lorsqu’une vache était debout, il est presque impossible de prédire facilement le moment où elle allait se coucher.

Prix décernés en 2014

Neurosciences : à Jiangang Liu, Jun Li, Lu Feng, Ling Li, Jie Tian et Kang Lee (Chine et Canada) pour avoir essayé de comprendre ce qui se passe dans le cerveau des gens qui voient le visage de Jésus dans un morceau de pain grillé.
Psychologie : à Peter K. Jonason, Amy Jones et Minna Lyons (Australie, Royaume-Uni, États-Unis) pour avoir démontré que les gens qui se lèvent tard sont, en moyenne, plus narcissiques, plus manipulateurs, et plus psychopathes que les personnes qui se lèvent tôt.
Santé publique : à Jaroslav Flegr, Jan Havlíček and Jitka Hanušova-Lindova et David Hanauer, Naren Ramakrishnan, Lisa Seyfried (République tchèque, Japon, Chine et Inde) pour leurs enquêtes visant à déterminer s’il est mentalement dangereux pour un être humain de posséder un chat.
Biologie : à Vlastimil Hart, Petra Nováková, Erich Pascal Malkemper, Sabine Begall, Vladimír Hanzal, Miloš Ježek, Tomáš Kušta, Veronika Němcová, Jana Adámková, Kateřina Benediktová, Jaroslav Červený et Hynek Burda, (République tchèque, Allemagne, Zambie) pour avoir collecté des données précises montrant que quand les chiens défèquent et urinent, ils préfèrent aligner leur corps le long de l’axe du champ magnétique terrestre Nord-Sud.
Art : à Marina de Tommaso, Michele Sardaro et Paolo Livrea (Italie) pour avoir mesuré la souffrance relative des gens regardant une peinture horrible, plutôt qu’une jolie peinture, pendant qu’on leur envoyait un rayon laser puissant (dans la main).
Médecine : à Ian Humphreys, Sonal Saraiya, Walter Belenky et James Dworkin (États-Unis, Inde) pour le traitement de saignements du nez “incontrôlables” en utilisant la méthode consistant à farcir de tranches de bacon les cavités nasales.
Sciences arctiques : à Eigil Reimers et Sindre Eftestøl (Norvège, Allemagne) pour avoir testé comment les caribous réagissent quand ils voient des hommes déguisés en ours polaires.

Prix décernés en 2015

Physique : Patricia Yang et David Hu (États-Unis, Taiwan) pour avoir testé les principes biologiques qui régissent le fait que tous les mammifères vident leur vessie en 21 secondes (+/- 13 secondes)
Littérature : Mark Dingemanse, Francisco Torreira et Nick J. Enfield pour avoir découvert que le mot « huh » existait dans toutes les langues, sans que l’on ne sache très bien pourquoi.
Économie : à la police de la métropole de Bangkok (Thaïlande) pour avoir offert de l’argent aux agents de police qui refusaient d’accepter les pots-de-vin.
Physiologie et Entomologie : décerné conjointement à deux personnes, Justin Schmidt (États-Unis, Canada) pour avoir minutieusement créé une échelle, l’échelle de la douleur de piqûre de Schmidt, qui évalue la douleur relative que ressent une personne quand elle est piquée par des insectes divers, et à Michael L. Smith (États-Unis, Royaume-Uni, Pays-Bas) pour s’être soigneusement fait piquer de façon répétée par des abeilles à 25 endroits différents de son corps afin de déterminer quels endroits étaient les moins et les plus douloureux.

Prix décernés en 2016

Reproduction : Ahmed Shafik (Égypte) pour l’étude des effets du port de pantalon en polyester, en coton ou en laine sur la vie sexuelle des rats, et pour avoir conduit des tests similaires chez l’Homme.
Économie : Mark Avis, Sarah Forbes et Shelagh Ferguson (Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni) pour l’étude de la personnalité des pierres, du point de vue de la vente et du marketing.
Chimie : Volkswagen (Allemagne) pour avoir résolu le problème de l’émission excessive de pollution des automobiles par la réduction automatique et électromécanique de ces émissions durant les tests.
Médecine : Christoph Helmchen, Carina Palzer, Thomas Münte, Silke Anders, et Andreas Sprenger (Allemagne) pour avoir découvert qu’il est possible de faire passer une démangeaison sur le côté gauche du corps en se regardant dans le miroir et en se grattant le côté droit (et vice versa).
Psychologie : Evelyne Debey, Maarten De Schryver, Gordon Logan, Kristina Suchotzki, et Bruno Verschuere (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Canada, États-Unis) pour avoir demandé à 1000 menteurs à quelle fréquence ils mentaient, et à décider s’il fallait croire à ces réponses.
Perception : Atsuki Higashiyama et Kohei Adachi (Japon) pour leur étude sur la façon dont les choses se voient différemment lorsqu’elles sont regardées en se penchant entre les jambes.

Prix décernés en 2017

Physique : au physicien français Marc-Antoine Fardin, pour son étude sur les chats, pour déterminer s’ils sont ou non liquides.
Obstétrique : à une équipe espagnole pour déterminer si les fœtus écoutent mieux la musique diffusée par le ventre ou par le vagin et au docteur Marisa López-Teijón pour avoir créé un appareil (Babypod) destiné à diffuser de la musique par le vagin d’après la conclusion de l’étude.
Paix : à une équipe suisse, canadienne et hollandaise pour démontrer que jouer du didgeridoo permet aux personnes souffrant d’apnée obstructive du sommeil d’améliorer leur état.
Anatomie : au médecin britannique James Healthcote pour avoir déterminé que la gravité est la cause de la grande taille des oreilles chez les hommes âgés.
Dynamique des fluides : à Jiwon Han, pour son étude de la dynamique des ballottements des liquides, afin de comprendre ce qui se passe quand une personne marche à reculons en portant une tasse de café.
Nutrition : à l’équipe dirigée par Enrico Bernard (département de zoologie de l’Université du Pernambouc, Recife, Brésil) pour une étude montrant que les chauves-souris vampires se nourrissent de sang humain.
Cognition : à une équipe de psychologues italiens de l’Université de Rome qui ont démontré que les jumeaux homozygotes ne savaient pas distinguer leur propre visage de celui de leur frère.

Prix décernés en 2018

Médecine : à Marc Mitchell et David Wartinger pour avoir utilisé des montagnes russes pour essayer de faire passer plus rapidement des calculs rénaux.
Anthropologie : à Tomas Persson, Gabriela-Alina Sauciuc et Elainie Madsen, pour avoir montré que, dans un zoo, les chimpanzés imitent les humains, presque aussi souvent et presque aussi bien que les humains imitent les chimpanzés.
Chimie : à Paula Romão, Adília Alarcão et César Viana, pour avoir mesuré à quel degré la salive humaine était un bon agent de nettoyage pour des surfaces sales.
Littérature : à Thea Blackler, Rafael Gomez, Vesna Popovic et M. Helen Thompson, pour avoir montré que la plupart des gens qui utilisent des produits complexes ne lisent pas le manuel d’utilisation.
Nutrition : à James Cole, pour avoir calculé qu’un régime cannibale à base de viande humaine était significativement plus bas en calories que la plupart des autres plats de viande traditionnels.
Paix : à Francisco Alonso, Cristina Esteban, Andrea Serge, Maria-Luisa Ballestar, Jaime Sanmartín, Constanza Calatayud et Beatriz Alamar, pour avoir mesuré la fréquence, la motivation et les effets des cris et des injures lors de la conduite d’une automobile.
Économie : à Lindie Hanyu Liang, Douglas Brown, Huiwen Lian, Samuel Hanig, D. Lance Ferris et Lisa Keeping, pour avoir cherché à déterminer s’il est efficace pour des employés d’utiliser des poupées vaudou pour se venger d’un patron abusif.

Prix décernés en 2019

Médecine : à Silvano Gallus, pour avoir rassemblé des preuves sur le fait que les pizzas peuvent protéger contre les maladies et la mort ; à condition que la pizza soit fabriquée et mangée en Italie.
Éducation médicale : à Karen Pryor et Theresa McKeon, pour avoir utilisé une technique simple destinée à l’éducation des animaux – technique dite de « l’entraînement par clic » – pour former des chirurgiens à la chirurgie orthopédique.
Biologie : à Ling-Jun Kong, Herbert Crepaz, Agnieszka Górecka, Aleksandra Urbanek, Rainer Dumke, et Tomasz Patere, pour avoir découvert que, soumis à un champ magnétique, des cafards morts se comportent différemment de cafards vivants.
Anatomie : à Roger Mieusset et Bourras Bengoudifa, pour avoir mesuré l’asymétrie de la température du scrotum chez des facteurs, nus ou habillés, en France.
Chimie : à Shigeru Watanabe, Mineko Ohnishi, Kaori Imai, Eiji Kawano, et Seiji Igarashi pour avoir estimé le volume total de salive produit quotidiennement par un enfant de 5 ans.
Économie : à Habip Gedik, Timothy A. Voss, et Andreas Voss, pour avoir conduit des tests destinés à déterminer dans quel pays les billets de banques étaient le plus susceptible de transmettre des bactéries nocives.
Paix : à Ghada A. bin Saif, Alexandru Papoiu, Liliana Banari, Francis McGlone, Shawn G. Kwatra, Yiong-Huak Chan, et Gil Yosipovitch pour avoir essayé de mesurer le degré de plaisir généré lorsque l’on se gratte une démangeaison.
Psychologie : à Fritz Strack, pour avoir découvert que tenir son stylo dans sa bouche provoque un sourire, ce qui rend plus heureux, puis pour avoir découvert que finalement ce n’est pas le cas.
Physique : à Patricia Yang, Alexander Lee, Miles Chan, Alynn Martin, Ashley Edwards, Scott Carver, and David Hu pour avoir découvert comment et pourquoi les wombats font des crottes carrées.

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25/08/2020 18:38

Quelques infos sur la maladie du Nobel !

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