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[Dossier] Le Test de Bechdel dans la pop culture

Bonjour… j’ai posté le sujet sur les tropes il y a quelques jours et j’avais prévu de faire une pause sur les sujets de ce genre mais … me voici pour un nouveau sujet… sur le test de Bechdel.

Ah mais faudrait le définir ce test en fait il sert à voir la représentation des personnages féminins dans la fiction sans être juste un faire-valoir d’un personnage masculin , il est très basique et ne montre pas qu’une œuvre est féministe…
Il a 3 critères assez simples :

  • Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre
  • qui parlent ensemble
  • et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme

Et quand on réfléchit, il y a pas mal d’œuvres qui ne passent pas comme : le seigneur des anneaux , Star Wars, les Indiana Jones, le cinquième élément, Inception, Breaking Bad, The Mandalorian, Shrek, Aladdin, Le roi Lion…
Par contre les Jurassic Park passent 🙂
Mais pour certains films c’est pas facile de réussir le test lorsqu’il n’y a pas ou peu de personnage féminin dans l’œuvre exemple avec le seigneur des anneaux… (ou Gravity qui est pourtant porté par Sandra Bullock)

Je pense aussi que c’est lié à l’époque ..

Je vais donc en profiter pour poster ce mois-ci des fiches qui passent et d’autres…. qui ne passent pas et un qui ne passe bof… n’hésitez pas à indiquer en commentaire si vous pensez que ça passe ou non !!

Et je reprends wikipedia pour expliquer ce test :

Le test de Bechdel (/ˈbɛkdəl/), ou test de Bechdel-Wallace, vise à mettre en évidence la sur-représentation des protagonistes masculins ou la sous-représentation de personnages féminins dans une œuvre de fiction.

# Historique repris sur wikipedia

Le nom du test fait référence à une bande dessinée de la dessinatrice Alison Bechdel intitulée La Règle (The Rule en version originale) parue en 1985 dans l’album Lesbiennes à suivre.
Dans cette histoire, une femme propose à une autre de l’accompagner au cinéma, mais la deuxième répond qu’elle ne regarde que des films qui respectent trois règles, qui correspondent à ce qui sera appelé par la suite le test de Bechdel.
Après avoir lutté pour trouver un film qui respecterait ces trois règles, les deux femmes vont finalement aller manger du pop-corn.

L’idée du test a été empruntée par Alison Bechdel à son amie Liz Wallace, qui est remerciée dans la bande dessinée, ce que Bechdel confirme plusieurs fois par la suite.
Toujours selon Bechdel, Liz Wallace a probablement été inspirée par l’essai Une chambre à soi de Virginia Woolf, où l’autrice peine à trouver des livres qui ont pour sujet une amitié féminine et qui ne présentent pas les femmes comme seulement intéressées par les affaires domestiques.

# Fonctionnement du test repris sur wikipedia

Le test repose sur trois critères :

  • Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre
  • qui parlent ensemble
  • et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme

Le critère qui indique que les deux femmes doivent être nommées est un complément du premier critère ajouté par d’autres par la suite.
Si l’œuvre vérifie ces trois critères, le test est réussi.
Si ce n’est pas le cas, cela laisse penser que l’œuvre est centrée sur des figures masculines, voire correspond au syndrome de la Schtroumpfette.

Le test de Bechdel-Wallace est, selon ses conceptrices, un indicateur du sexisme des films qui ne mettent en avant qu’un nombre restreint de personnages féminins, dont le rôle serait de faire-valoir des personnages masculins.

Il vise aussi à ne pas limiter les personnages féminins à leurs histoires d’amour.

Statistiques

Selon le site collaboratif bechdeltest.com, 57 % de la totalité des films répertoriés depuis 1877 réussissent le test.
La part des films ne validant aucune ou une partie seulement des affirmations diminue légèrement d’année en année, jusqu’à atteindre 30 % pour les films sortis en 2022.

Une étude sur les films produits entre 1995 et 2005 montre que 53 % des films échouent au test lorsqu’ils sont écrits par des hommes, 38 % des films échouent lorsqu’il y a une femme parmi les scénaristes, et 0 % échouent lorsqu’il n’y a que des femmes dans les scénaristes.

L’étude fait l’hypothèse que cette faible réussite est due à la quasi-absence de femmes scénaristes, notant que « concernant les blockbusters, Hollywood a, en proportion, moins de femmes cinéastes que l’armée n’a de femmes générales ».
Elle remarque toutefois une bonne performance du cinéma français, où l’on ne trouve « que » 34 % d’échec dans les films produits par Canal+.

À titre d’exemple, The Washington Post teste en 2014 les films en lice pour l’Oscar du meilleur film de la 86e cérémonie des Oscars.
Seulement trois films réussissent le test : Dallas Buyers Club, Nebraska et Philomena ; les autres films, dont Le Loup de Wall Street, Capitaine Phillips ou Gravity, échouent.

Limites du test

Si le test de Bechdel-Wallace se veut un indicateur du sexisme de certains films, il ne suffit pas à déterminer si un film est féministe, ce qui n’était d’ailleurs pas l’intention d’Alison Bechdel.
Selon Camille Caldini le test passe sous silence les questions de diversité des femmes, leur rôle dans l’histoire ou encore la façon de les montrer.

Ainsi, Gravity ne réussit pas le test alors qu’on ne peut pas dire qu’il s’agisse d’un film sexiste d’après Madmoizelle, tandis que Twilight réussit le test grâce à une scène où Bella parle à sa mère de déménagement, alors que le film est généralement considéré comme sexiste.

# Le Syndrome de la Schtroumpfette repris sur wikipedia

Le syndrome de la Schtroumpfette (ou le principe de la Schtroumpfette ; en anglais : Smurfette principle), nommé d’après le personnage éponyme, est celui de la sur-représentation (volontaire ou inconsciente) des protagonistes masculins dans les œuvres de fiction, au détriment des protagonistes féminins.

Ce concept permet notamment de mettre en avant le fait que chaque homme a sa propre personnalité, tandis que les femmes d’univers de fiction n’existent souvent qu’à travers leur rôle de femme.

Origine de l’expression

L’expression Smurfette principle (« principe de la Schtroumpfette » en anglais) a été proposée par la critique américaine Katha Pollitt dans un article du New York Times d’avril 1991.

«
Les séries télévisées récentes ont souvent seulement des personnages masculins, comme Garfield, ou sont organisées selon ce que j’appelle le syndrome de la Schtroumpfette : un groupe de copains, accompagnés d’une seule femme, en général définie de manière stéréotypée…
Le message est clair.
Les garçons sont la norme, les filles la variation ; les garçons sont centraux quand les filles sont à la périphérie ; les garçons sont des individus alors que les filles sont des stéréotypes.
Les garçons définissent le groupe, son histoire et ses valeurs. Les filles existent seulement dans leur relation aux garçons.
»

Dans la série de bandes dessinées Les Schtroumpfs, la Schtroumpfette est en effet l’unique personnage féminin récurrent.

La journaliste américaine Jessica Bennett attribue l’expression « syndrome de la Schtroumpfette » à Nancy-Ann DeParle et Alyssa Mastromonaco, adjointes du chef de cabinet de la Maison-Blanche sous la présidence de Barack Obama.

Effets du syndrome

Le syndrome de la Schtroumpfette a pour effet de centrer un récit autour des hommes, où la femme n’existe éventuellement qu’en référence à ceux-ci.

Dans la culture populaire

Littérature

  • À Port Mars sans Hilda d’Isaac Asimov, les personnages féminins sont rarissimes, comme dans la science-fiction de l’époque.
  • Les bandes dessinées Tintin mettent en scène et donnent la parole à très peu de personnages féminins, le seul mémorable étant la Castafiore.

Films et séries
Le syndrome peut être observé dans les films et séries suivants qui ne font intervenir qu’un seul personnage féminin.

  • Winnie l’ourson : Grand Gourou
  • Les Aventures de Tintin : Bianca Castafiore
  • Le Muppet Show : Miss Piggy
  • Star Wars : Leia Organa
  • Les Tortues Ninja : April O’Neil
  • Seinfeld : Elaine Benes
  • Ocean’s Eleven : Tess Ocean
  • La Ligue des gentlemen extraordinaires : Mina Harker
  • The Big Bang Theory : Penny (dans les saisons 1 à 3)
  • Prince of Persia : Les Sables du Temps : Tamina
  • Kingsman : Services secrets : Roxanne « Roxy » Morton
  • Gladiator : Lucilla
  • Les Six Compagnons : Mady

Univers cinématographique Marvel

  • Avengers : La Veuve Noire
  • Les Gardiens de la Galaxie : Gamora
  • The Defenders : Jessica Jones
# Variantes du test toujours repris de wikipedia

Plusieurs tests se sont inspirés du test de Bechdel-Wallace pour mesurer la représentation et la diversité dans les films.

Test de Mako Mori

Le test de Mako Mori a été nommé d’après un des personnages de Pacific Rim, film qui ne réussit pas le test de Bechdel-Wallace malgré un personnage féminin fort et qui ne se limite pas à être un faire-valoir des personnages masculins.

Le test est né du constat suivant : même si le film Pacific Rim accorde une plutôt bonne représentation au genre féminin, il échoue au test de Bechdel.

Son nom est issu de celui d’un personnage féminin du film Pacific Rim, Mako Mori interprété par Rinko Kikuchi.

Le test est décrit comme suit :

  • Le film doit avoir au moins un personnage féminin
  • Ce personnage a son propre arc narratif
  • Cet arc ne consiste pas à être le faire-valoir d’un personnage masculin

Ce test permet de mettre en valeur des personnages féminins forts, comme Veuve noire dans Avengers.
Mais il n’est pas non plus une preuve de féminisme, d’autant plus que le personnage de Mako Mori est victime du syndrome Trinity : un personnage féminin fort qui s’efface au profit du héros masculin.

Plusieurs films échouent à ce test, comme Suicide Squad ou La Revanche d’une blonde.

Test Furiosa

Le test Furiosa est nommé d’après un personnage de Mad Max: Fury Road, film qui met en valeur de nombreux personnages féminins forts.
Inspiré par de nombreuses critiques d’internautes mécontents de voir autant de personnages féminins, le test pose une seule question : « est-ce que des internautes s’énervent parce que ce film est féministe ? »
Si oui, c’est peut-être bon signe.

Outre Mad Max: Fury Road, parmi les films qui réussissent le test, il y a Wonder Woman, Captain Marvel, Tomb Raider ou encore SOS Fantômes.

Test de la lampe sexy

La scénariste Kelly Sue DeConnick, créatrice du test de la lampe sexy.
Plus radical, le test de la lampe sexy, créé par la scénariste Kelly Sue DeConnick, propose de remplacer un personnage féminin par une lampe, et de voir si l’histoire est modifiée.
L’idée de la lampe sexy vient d’une lampe avec une jambe de femme élancée, élément de décor du film Christmas Story.

Plusieurs films échouent à ce test, comme la plupart des James Bond, en particulier Skyfall, et beaucoup de films de super-héros, comme Man of Steel ou encore Gatsby le Magnifique.

Test de Finkbeiner

Dans le domaine du journalisme, le test de Finkbeiner, proposé par la journaliste américaine Christie Aschwanden, est destiné à servir d’aide-mémoire pour la rédaction d’articles biographiques relatifs à des femmes scientifiques pour en éradiquer le sexisme.
Les critères du test Finkbeiner mettent en jeu la propension à évoquer le caractère exceptionnel du fait qu’une femme soit une scientifique reconnue, ou encore sa fonction maternelle.

Un article passant le test avec succès ne mentionne pas :

  • le fait que la scientifique soit une femme
  • le métier de son mari
  • la manière dont elle concilie maternité et travail
  • la manière dont elle materne ses subordonnés
  • combien la compétition dans sa spécialité l’a stupéfiée
  • le modèle qu’elle représente pour d’autres femmes
  • le fait qu’elle est « la première femme à… »

Christie Aschwanden a présenté ce test le 5 mars 2013 dans un article publié par le magazine scientifique en ligne Double X Science.
Elle l’a créé dans l’esprit du test de Bechdel, qui vise à démontrer par l’absurde combien certaines œuvres de fiction sont centrées sur le genre masculin des personnages.
Elle lui a donné le nom de la journaliste scientifique Ann Finkbeiner, en hommage à sa décision de faire un article sur une astronome et pas un texte sur « une femme astronome ».

En 2013, le New York Times a été cité comme contre-exemple à propos d’une nécrologie d’Yvonne Brill, qui commençait ainsi : « Elle cuisinait un bœuf Stroganov du tonnerre, suivait son mari tout au long de sa carrière et interrompit la sienne huit années durant pour élever trois enfants »

Variantes

Le site FiveThirtyEight a proposé à 12 femmes scénaristes, réalisatrices, actrices ou productrices de proposer des tests mesurant le sexisme, avec des critères comme la parité de l’équipe, la représentation de femmes de couleur, la complexité des personnages féminins.

Le test DuVernay, nommé en hommage à la réalisatrice Ava DuVernay, indique si une histoire est uniquement centrée sur des personnages blancs. Ce test n’a pas de critères précis, ce qui lui permet d’analyser plus finement les représentations.

Le test de Vito Russo, nommé en hommage à Vito Russo, évalue la représentation des personnes LGBTQI+ dans la fiction et en particulier au cinéma.

# Évocation dans la fiction repris sur wikipedia

En 2016, dans la série Jane the Virgin (Netflix), considérée comme féministe, dans l’épisode Chapter Thirty-Seven, le test de Bechdel-Wallace est utilisé par la protagoniste après qu’une autre autrice refuse de la conseiller si ses romans (d’amour) ne réussissaient pas le test.
Il est mentionné durant tout l’épisode, et ses limites sont soulignées.

En 2016, dans la série Crazy Ex-Girlfriend, quatre amies en discutent lorsqu’elles abordent le sujet de l’indépendance d’une des protagonistes.
Pour autant, la série réussit rarement le test.

En juin 2018, dans la série Cloak and Dagger saison 1 épisode 5, la détective O’Reilly indique, alors qu’elle interroge une suspecte, qu’elles auraient pu réussir le test Bechdel-Wallace.
Elles conversaient entre elles jusqu’à ce que la suspecte évoque un dealer.

En avril 2019, dans l’épisode 11 de la saison 4 de la série DC’s Legends of Tomorrow, plusieurs protagonistes discutent d’un garçon.
Elles tentent de faire admettre à l’une d’elles ses sentiments mais cette dernière, exaspérée, fait remarquer en s’adressant au spectateur que l’épisode ne réussirait pas le test.

En mai 2020, dans l’épisode 6 de la saison 4 de Rick et Morty, Rick explique brièvement le test à Morty.
La série se concentre néanmoins sur les personnages masculins.

En 2024, dans l’épisode 59 du podcast La Chute de Lapinville, il est dit que la série aurait presque la moyenne au test de Bechdel.

# Quelques vidéos 

 

Plus d’infos : wikipedia fiche »/>
Cécile
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Évaluation de l'article

Cécile

Co-créatrice de la communauté Bidouilleuse de code Créatrice de bugs / features Boulette officielle Mon ancien pseudo était Waha Mon but dans la vie : conquérir le monde à dos de drosophile Mes animés préférés : host club, black lagoon, durarara, deadman wonderland, excel saga, Gurren Lagann, samurai champloo Mes mangas préférés : Goth, Death note, Deadman Wonderland, Perfect World, Attaque des titans, Seven Deadly Sins... Mes films préférés : Arrietty, Summer Wars, Garden State, une vie moins ordinaire,Le seigneur des Anneaux, Bienvenue a gattaca, La traversée du temps, le chateau ambulant, le voyage de chihiro, princesse mononoke, John Wick Mes séries TV préférées : Nerdz, le visiteur du futur, doctor who,Izombie, Stranger Things, The boys, Preacher

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