[Société – Japon] Sexualité au Japon

Sexualité au Japon

Je vous propose un mix d’articles de wikipedia et ensuite quelques vidéos.

# Description

La sexualité au Japon s’est séparément développée du reste du continent asiatique, car les Japonais n’ont jamais adopté pour eux-mêmes la vision du mariage, et la monogamie n’était pas considérée comme une valeur constitutive appréciable.

La prostitution au Japon s’est particulièrement répandue durant la période du miracle économique japonais car les activités nocturnes étaient déductibles des impôts.

L’homosexualité au Japon était particulièrement répandue durant l’ancien temps mais tabou durant l’époque moderne.

La pornographie japonaise a gagné son public dans le monde entier et a été exportée presque partout dans le monde à la suite de sa grande variété de thèmes et de médias.

Le Japon possède également une scène fétichiste particulièrement localisée dans les grandes villes qui a influencé la communauté mondiale fétichiste.

La diminution de la conduite sexuelle durant le XXIe siècle a été hautement critiquée à la suite du faible taux de natalité et du déclin de la croissance dans la population japonaise.

# Déclin de l’activité sexuelle

La sexualité a grandement déclinée durant des années au Japon ; par conséquent, le taux de natalité dans ce pays est également en déclin.

Des études et sondages ont rapporté que la perte des activités sexuelles toucherait particulièrement les adolescents et les couples mariés.

En 2005, un sondage de 317 000 personnes de 41 pays, mené par Durex, la plus grande compagnie de préservatifs au monde, montre que le Japon est le pays le plus faible en matière de rapport sexuel, avec 45 rapport sexuel par an.

Ce sondage rapporte que 24 % des personnes japonaises interrogées disent vivre une vie sexuelle comblée, comparée au 44 % des personnes interrogées venant d’autres pays.

Deux études menées en 2008 et 2010 par la Japan Family Planning Association montre des résultats identiques.

Le sondage mené en 2010, cependant, montre que 36,1 pour cent des individus mâles âgés entre 16 et 19 ans répondent qu’ils ont un faible, voir aucun, intérêt pour le sexe.

Le même sondage indique que 83,7 % des individus âgés dans la vingtaine étaient célibataires, et 49,3 % d’entre eux expliquent qu’ils n’ont jamais eu de compagne.
59 % des jeunes femmes dans la même tranche d’âge répondent d’une manière similaire.

# Fétichisme

La scène fétichiste au Japon est prospère, particulièrement dans le domaine du BDSM fétichiste, à un tel point que des vidéos du domaine de l’omorashi ont été créées uniquement centrées sur ce sujet.

Plusieurs types de fétichismes initialement produits au Japon incluent la tentacule érotique et des activités BDSM fétichistes telles que : shibari, bukkake, omorashi et tamakeri.

Le fétichisme du pied est probablement le fétichisme le plus répandu dans ce pays.

# Pornographie au Japon

La pornographie japonaise se distingue de la pornographie relevant d’autres cultures, en particulier occidentale, par différentes caractéristiques, l’une des plus fréquentes consistant en la mise en scène d’écolières soumises et liées.

Les films ont souvent été traduits et exportés vers le monde occidental, accréditant la réputation sado-masochiste (principalement axée sur les jeunes) de l’érotisme japonais.

Historique

La mythologie japonaise, connue par la suite sous le nom de Shinto, déculpabilise la sexualité : un acte sexuel est considéré comme un acte de joie sans connotation de culpabilité ou de péché.

Époque d’Edo

Le concept de « culture pornographique » est apparu à l’époque d’Edo (1603-1867) durant laquelle toutes sortes de « cultures » s’épanouissaient, avec pour seule exception la représentation de personnages ou de statues.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas d’ouvrage érotique auparavant.
Ces écrits, souvent hautement littéraires, étaient considérés comme des œuvres d’art.
Pendant toute cette période, la pornographie fleurit en raison des caractéristiques particulières à la ville d’Edo.
À cette époque, la ville est peuplée à 60 % d’hommes qui viennent souvent des autres villes pour y travailler.
Ils restent sur place pendant des années avant de retourner dans leur ville natale pour se marier (ou pour rejoindre leur femme).

Cette importante population masculine, jeune, avait besoin d’assouvir ses désirs sexuels soit dans des lectures érotiques et/ou pornographiques, soit dans des maisons closes situées dans des quartiers précis, parfois contrôlées par l’État telle Yoshiwara.
Il se vend alors beaucoup d’objets pornographiques.
Le plus souvent, il s’agit de gravures pornographiques appelées shunga détaillant toutes sortes de postures.
Ces dessins sont, le plus fréquemment, regroupées en livres émaillés par les outrances verbales des partenaires ou d’une brève description de la scène.

L’usage qui en était fait est actuellement l’objet de débats.
Il est probable qu’elles étaient destinées à être vues en compagnie de la personne désirée ou au cours de masturbations.
Pour certains, les shunga seraient glissées par les parents dans la corbeille de mariage de leur fille pour l’initier au sexe.

Les livres de shunga peuvent être empruntés dans des bibliothèques de prêt.
En 1808, on en dénombre 656 à Edo (soit une bibliothèque pour 1 500 habitants) et 300 à Osaka.

D’autres objets pornographiques ont vu le jour durant cette période, par exemple des netsuke.

Vers la fin de l’époque d’Edo, des gravures représentant des actes sexuels avec des étrangers font leur apparition et sont vendues sous le manteau, ainsi que des gravures de masturbation, de zoophilie, des dessins impliquant des démons et/ou des divinités.

Époque contemporaine

Au cours de l’ère Meiji (1868-1912), la publication de matériel pornographique diminue sous la pression du gouvernement, au motif qu’une sexualité étalée au grand jour peut être considérée comme une régression par les pays Européens.
Bien que l’édition de shunga ait ralenti, ces gravures continuent à être exportées vers l’étranger en tant qu’« objets d’art » .
Les romans érotiques et pornographiques sont toujours imprimés et vendus en cachette.
Seule la barrière linguistique a empêché une grande diffusion hors du Japon.
Les arts pornographiques (incluant dès lors la photographie) continuent d’exister en raison de la demande mais sont considérés comme un art mineur.
Des évocations sexuelles restent autorisées dans les romans et mangas, mais une censure très stricte frappe la photographie et la cinématographie.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale tout sujet pornographique est interdit.

Sous l’influence de publications telles que Playboy, des périodiques pornographiques font leur apparition peu après la Guerre et publient des romans et des photographies à caractère pornographiques.
Playboy lui-même n’a pas eu de succès au Japon car ses articles tournaient autour du style de vie américain, les modèles n’étant pour la plupart pas asiatiques, les interviews touchant des personnalités pour la plupart inconnues des japonais, la mode et les sports étant purement américains.
Par contre, Playboy a donné naissance à un style connu sous le nom de yomono, « choses venues de l’occident ».

Au début des années 1960, plusieurs studios commencent à mettre sur le marché des pinku eiga (litt. « films roses ») destinés à être exclusivement projetés dans les salles réservées aux adultes.
La censure interdit strictement de montrer les organes génitaux mais laisse le champ libre à tout le reste.
Les productions sont très diversifiées, certaines montrant des scènes de viol ou de bondage.

Tout au long des années soixante, les pinku eiga sont, pour la plupart, des films à petit budget produits par des firmes indépendantes tels ceux de Kōji Wakamatsu.
En 1971, l’important studio Nikkatsu fait irruption dans l’industrie du pinku eiga avec les séries Roman porno (litt. « porno romantique ») à gros budget.

De 1960 jusqu’à la fin des années 80, différentes lois ambiguës sur la censure aboutissent à classer les films érotiques et pornographiques en une centaine de produits différents. À minuit, les stations de télévision peuvent émettre des films classés pinku eiga, mais leur score d’audience chute face à la concurrence des films pornographiques.

Les publications à orientation homosexuelle apparaissent en 1971 avec la firme Barazoku, qui poursuivra son activité jusqu’en 2004.
Chacun de ces périodiques s’adresse à un public différent: Badi magazine convient plutôt à de jeunes homosexuels, Samson magazine à des hommes rondouillards et G-men aux hommes musclés.
Les sites Internet de ces publications reprennent les mêmes types d’hommes.

Au cours des années 1980, la prolifération de vidéos pornographiques, habituellement désignées sous le vocable Adult Video (souvent abrégé en « AV »), éliminent les salles de projection cinématographiques dévolues aux pinku eiga.
En effet, les vidéo-clubs mettent à la disposition du public la location de ces AV à un prix nettement moins élevé qu’une entrée de cinéma.
La famille japonaise type possédant, à cette époque, au moins deux téléviseurs et deux lecteurs de cassettes vidéos, les ventes de bandes s’en sont trouvées accrues.
Il est dit, sans être réellement démontré, que la raison de l’échec du système Betamax serait que nombre de films AV étaient vendus ou loués au format VHS.
Peu de vidéos AV sont vendues au format Laserdisc.
Il faudra attendre le Vidéo CD et, plus tard le DVD.

Nintendo sort sa première console de jeux vidéo en 1983.
Quelques jeux à caractère pornographique sont aussitôt mis en vente.
Nintendo souhaitant conserver à ses machines un caractère ludique familial, ce genre de publication est vite éliminé du marché.
Les jeux pour les ordinateurs personnels, n’étant limités que par la censure, deviennent une voie de distribution idéale pour les jeux pornographiques.

Vers la fin des années 1980, la production de dōjin explose.
On estime que la moitié de celle-ci est constituée par des publications pornographiques.
Des problèmes de droits d’auteur empoisonnent ce nouveau créneau.
Malgré tout, la production de dōjinshi reste un moyen idéal pour faire ses premières armes avant d’aborder les journaux professionnels.
Les yaoi prennent naissance au sein du marché des dōjinshi.

Les années 1980 voient également les magazines spécialisés s’orienter vers des lecteurs d’âge mûr et leur offrir un contenu plus explicite.
Ce n’est pas réellement une innovation.
Ce genre de publication trouve son pendant sous la forme de journaux déjà existants, destinés  des lectrices.
Leur contenu est bien plus explicites que leurs homologues masculins.

À dater du milieu des années 1990, les premiers jeux pornographiques arrivent dans le milieu des dōjin.
Un rapport du gouvernement britannique estime que certaines images pédophiles placées sur Internet à la fin des années 1990 sont probablement originaires du Japon.
Depuis la loi de 1999 réprimant la pédopornographie, celle-ci a chuté autour de 2 %.

Législation et évolution de la pornographie au Japon

La pornographie japonaise s’est diversifiée afin de répondre à des besoins variés.

Cette diversification s’est faite pour trois raisons :
– distraire en développant des moyens d’expression qui n’existaient pas encore,
– occuper des places laissées vacantes sur le marché,
– contourner la censure.

Ni le conservatisme religieux ni le féminisme n’ont été un frein déterminant dans la pornographie au Japon.

Pornographie et religion

Il n’y a pas, au Japon, de religion au sens que nous donnons à ce mot en Occident.

Les différentes religions qui coexistent au Japon sont plutôt des philosophies et dès lors n’opposent pas d’interdits.
Elles n’ont pas d’action régulatrice sur la pornographie et ne définissent pas l’immoralité. Leur définition est le fruit d’un consensus dans le pays.

De plus, la séparation de la religion et de l’État est complète bien avant la prolifération de la pornographie.
Au cours de la période Edo, le Shogun Tokugawa a limité les activités des religieux à la célébration les mariages et des enterrements sous le prétexte que le bouddhisme et le christianisme soutiennent les rébellions. Le shogun, reconnaissant le danger que représentait le fanatisme religieux, ferma l’accès de la police aux dirigeants religieux.

Pédopornographie

Ce n’est qu’en 2003 que le Japon a promulgué des lois réprimant la production, la distribution, la vente et la possession de pornographie enfantine, s’alignant en cela sur les pays occidentaux.
Il est difficile d’appréhender le chiffre d’affaires généré par l’industrie de la pédopornographie mais le montant total généré par les seuls mangas dépasse les 5,5 milliards de dollars en 2000.
Ce chiffre ne représente que le quart des ventes de matériel pornographique au Japon.

On estime par ailleurs que 30 à 40 % des mangas renferment des images ayant trait au sexe.
Celles-ci peuvent impliquer de jeunes écolières des classes élémentaire ou du début du secondaire dans des scènes de viol, sado-masochistes, et bondage.

L’âge de la majorité sexuelle étant de treize ans au Japon, ces œuvres ne sont pas illégales.

Selon la police nationale, 935 cas de pédopornographie ont été recensés en 2009, soit une hausse de 38,3 % par rapport à 2008.
Ces cas concernaient 411 enfants âgés de moins de 18 ans (+ 21,6 %), chiffre le plus élevé depuis le lancement de statistiques en 2000.

650 personnes ont été déférées à la justice, dont seize parents de victimes.
507 affaires ont été repérées via Internet, soit près du double qu’en 2008.

En 2010, 1 342 cas ont été comptabilisés, impliquant 618 mineurs.
En 2011, 1 455 cas ont été comptabilisés, impliquant 638 mineurs, dont 105 ayant moins de douze ans.

En 2010, la peine maximale encourue pour les producteurs ou trafiquants de pédopornographie était de cinq ans de prison et cinq millions de yens d’amende.

En mai 2010, un projet de loi est en cours de présentation à la Diète du Japon visant à faire disparaître les images et vidéos de pédopornographie sur Internet.

Culture du sexe et pornographie

La pornographie est, au Japon, culturellement mieux acceptée qu’en Occident.

Souvent, des scènes acceptables pour un Japonais seraient intolérables en Occident et sont montrées sans même une mise en garde.

Par exemple, dans un épisode de Dragon Ball, afin de trouver un adversaire invisible, Bulma est représentée dépoitraillée, faisant saigner abondamment du nez le maître Tortue Géniale (signe de l’excitation) et aspergeant l’homme invisible de son sang.

L’érotisme japonais utilise les mêmes thèmes qu’en Occident, comme les rapports homo et hétérosexuels, sexualité de groupe, orgies, bondage, fétichisme sexuel.

Subdivision de la pornographie
Existant depuis des temps reculés, la pornographie s’est beaucoup développée depuis la promulgation des lois la censurant.
Actuellement elle est devenue extrêmement importante dans le pays avec une diversification des genres destinée à satisfaire la plus grande variété de demandes et désirs sexuels.

– Aka-chan play (litt. « jouer au bébé »).
Ce genre consiste à jouer la régression vers la prime enfance, les hommes mimant la dépendance à la mère, en abandonnant toute responsabilité.
– Virtual Date (litt. « rendez-vous virtuel »).
Ce genre consiste à jouer le rôle de petit ami. « L’actrice » entraîne l’homme à un rendez-vous virtuel qui est l’occasion de scènes de sexe.
– Poupée-cassée, sous-genre du fétichisme médical.
De jeunes personnes se mettent en scène sur un lit d’hôpital, ligotées, frappées, recouvertes de gaze et de contusions simulées.
Viol et bondage en sont habituellement l’aboutissement.
– Burusera (litt. attirance [sexuelle] pour le sous-vêtement).
Les admirateurs du genre collectionnent les culottes, chaussettes et tenues d’écolières.
– Chikan (litt. « conduite perverse ») :
implique des personnes (habituellement des hommes) qui payent pour s’asseoir sur une estrade aménagée en car ou en compartiment de train et se soumettre au frotteurisme.
– Enjo kōsai
Ce genre concerne un marché d’amateurs de jeunes filles âgées de 13 à 18 ans (l’âge de la majorité sexuelle étant de treize ans au Japon, cette activité n’est pas illégale).
– Gōkan play (« scènes de viol ») :
ce genre montre des scènes de viol simulé.
– Lolicon (abrégé de « lolita complex ») :
met en scène des écolières de l’enseignement secondaire.
– Ningyō (« poupées »).
Beaucoup d’adeptes de dessins animés aiment s’amuser avec des poupées représentant leur personnage favori.

Dōjin et pastiches
Dōjin (litt. « Travaux d’admirateurs »), sont des imitations d’animes, jeux et mangas en vogue. Ils sont édités en violation des droits d’auteurs et leurs auteurs peuvent être poursuivis par la justice. En général, le propriétaire des droits préfère ignorer l’existence de Dōjin. En effet, la vente de ces copies étant représentative du nombre de consommateurs, elle permet de mesurer l’audience qu’a l’œuvre originelle dans la population et son évolution dans le temps. Il est habituel pour un dōjinshi21 de représenter des mineures connues sous le nom de lolicon.

Anime
Les dessins animés érotiques – connus, au Japon, sous le nom de adult anime et, en Occident, sous le vocable d’hentai22 – même s’ils peuvent servir à qualifier des comportements comme le sadisme ou l’inceste, n’ont pas nécessairement de connotation sexuelle.

Jeux vidéo
Les jeux vidéo destinés aux adultes sont populaires au Japon.
Ils représentent environ 25 % de la totalité des programmes édités annuellement (statistiques de janvier 2007).

Ce genre est peu connu hors du Japon en raison de problèmes culturels et de traduction, mais il est très bien connu des internautes et ces jeux sont souvent copiés illégalement pour être présentés comme des « dessins animés pour adultes ».

Connus sous le nom de « jeux bishōjo » (litt. « jeux de belles jeunes femmes ») au Japon, ils portent en Occident divers noms : hentai, jeux eroge, etc.

Certaines firmes (Peach Princess, Jast USA et G-collections) traduisent et adaptent les jeux de simulation et les « visual novels », en anglais.

Ils sont produits pour le marché étranger et intéressent peu les Japonais.
Les jeux vidéo pour adultes sont classés « 18+ » au Japon par le EOCS ou CSA.

Internet
Les fanfictions, courantes sur le web, ne se limitent pas à des personnages fictifs mais mettent également en scène des personnes bien vivantes.
Ces œuvres seraient dénuées de sens pour qui ne regarde pas les émissions de la télévision japonaise.

Les scénaristes de dōjin se servent d’Internet pour promouvoir leurs produits en offrant des extraits de leurs œuvres les plus récentes ou une démonstration de jeux vidéo, et en éditant les adresses où les internautes peuvent se procurer d’autres produits.

Ils recrutent d’autres scénaristes et artistes en ligne.

Il existe plusieurs moteurs de recherche dédiés aux sites pour adultes exclusivement.
Ainsi chacun peut effectuer des recherches sur ce qui l’intéresse sans passer par un moteur de recherche général qui leur propose chaque mot-clé.

Nombre de travaux de dōjinshi sont présentés dans des sites web spécialisés qui permettent au spectateur de les visionner gratuitement.
Beaucoup de sites web hébergent des cartes de vœux (souvent pornographiques) provenant de sites qui leur sont liés ou d’amis qui trouvent là un moyen de se faire connaître. Par exemple, une carte de vœux pour Noël représente une jeune fille déguisée en Père Noël à différents stades de l’effeuillage..

Publications périodiques
Les publications périodiques sont, avec les vidéos, la méthode la plus usitée pour diffuser la pornographie.
Il n’y a pas d’âge légal à l’achat d’un magazine tant qu’il ne contient pas de manga ou d’images pornographiques.

Beaucoup de revues non pornographiques renferment des photos « glamour ».

Tant que la femme est habillée d’autre chose que d’un maillot, la photographie est considérée comme non pornographique.

De même ne sont pas classées pornographiques les publications contenant la photographie de femmes dénudées pour étayer un article, mais ces photos doivent être artistiques et ne pas dévoiler des hommes.

Bien plus, un mannequin femme (ou homme) peut être montrée partiellement habillée ou même déshabillée sans pour autant revêtir un caractère pornographique, tant que cela reste une œuvre d’art sans connotation sexuelle.

Les articles écrits sous forme de confessions sont un genre courant dans les publications à caractère pornographique, comme dans celles destinées aux hommes.

Bien souvent, ces articles sont une pure invention de la part d’auteurs professionnels.

Mangas érotiques, nouvelles diffusions de vidéos pornographiques et distribution de « services » d’ordre sexuel sont autant de thèmes abordés dans les périodiques destinés plus précisément aux hommes et les revues pornographiques.

Les publications visant les femmes renferment la plus grande partie des articles destinés aux revues masculines.

Exception faite de quelques photos d’hommes « glamour » (habituellement habillés), ces revues n’ont pas de contenu pornographique.

Peu ou pas de revues féminines sont soumises à une censure d’âge car elle ne contiennent pas de pornographie (statistiques publiées en octobre 2007)

Manga

Les mangas pornographiques visent un public aussi bien masculin que féminin.
Les mangaka de ce type de publications peuvent être, indifféremment, des hommes ou des femmes.

L’âge de l’acheteur sépare un manga pornographique de celui qui ne l’est pas.
S’il n’y a pas d’âge minimum requis, le manga n’est pas pornographique.

La plupart des mangas à contenu pornographique sont vendus dans des magasins spécialisés ou/et dans des paquets afin d’éviter qu’ils ne soient regardés par des mineurs.

La loi concernant les publications visuelles touchant à la pornographie est plus sévère que celle touchant à la littérature.

Dans un roman, une scène explicitement sexuelle n’est pas considérée comme pornographique si elle apparaît comme nécessaire et pertinente dans la progression narrative.
Si la description d’une scène de sexe est montrée uniquement pour le sexe, elle est considérée comme pornographique.
Quoi qu’il en soit, cette façon de voir serait inacceptable dans beaucoup d’autres pays et contreviendrait aux lois sur la censure hors du Japon.

Un manga destiné à un jeune public peut renfermer quelques images du genre « photos glamour ».
Ainsi, les scènes de personnages nus ou à demi dévêtus couvrant leur poitrine ou/et leur pubis de leurs mains ou d’objets ne sont pas non plus considérées comme pornographiques.
Elles font souvent partie de séquences comiques.

Vidéo
La vidéo pornographique (encore appelée « vidéo pour adultes », « AV » au Japon, ou encore « vidéo japonaise pour adultes ») recouvre beaucoup de thèmes.

La seule limite qu’elle connaisse est celle de la législation.

Elle est avant tout destinée à une population masculine.
Ceci a conduit à croire que les actrices interprétant un rôle dans ces films y sont contraintes par des yakuza ou qu’elles sont masochistes.

Beaucoup de vidéos ont un titre qui pourrait faire penser qu’elles mettent en scène des mineures.

En fait, aucun titre mis en vente sous le label « EIRIN », ne contrevient à la loi.

Un stratagème courant est de remplacer une partie du titre par un simple signe ou par un néologisme phonétiquement similaire.

Par exemple, le titre « partouse de jeunes filles à l’âge de 19 ans » devient « partouze de filles il y a IX ans ».

Le terme joshikosei (女子高生) ne peut pas être employé car il supposerait que les protagonistes de sexe féminin soient âgées de 17 ans ou moins (ce qui est contraire à la législation règlementant la pornographie).
Le vocable de « high-school girl » étant banni car il supposerait que les protagonistes féminines aient 17 ans ou moins, le néologisme homonyme « school girl » (« étudiante » sans plus de précision) lui est substitué pour rester dans le cadre de la législation.

Les vidéos destinées aux adultes traitent de bien plus de sujets tabous (dans une civilisation occidentale) qu’on ne pourrait le supposer.

Les élèves et autres femmes en uniformes visibles dans les productions AV contreviennent parfois aux règles établies par consensus en présentant un viol, une pénétration suivie d’éjaculation (中出し, nakadashi)), un bondage, des actes bestiaux ou sadiques, des vierges subissant l’acte sexuel contre leur gré et saignant ensuite par leur vagin, des scènes lesbiennes ou sado-masochistes. Le marché de ces vidéos présente aussi une offre de films mettant en scène toutes les perversions sexuelles : scatophilie, zoophilie, clystérophilie, lactation érotique, maïeusophilie, ondinisme, fétichisme du pied, émétophilie, bukkake, etc.

# Hentai

Hentai (変態, ˈhɛntaɪ̯) est un mot japonais qui signifie « transformation », « métamorphose », « perversion », mais qui est utilisé en Occident pour désigner des mangas et des anime à caractère pornographique.

Le mot hentai (変態) signifie littéralement « perversion », « anormalité » ou « métamorphose » en japonais.

Même s’il peut servir à qualifier des comportements comme le sadisme, le viol, l’inceste ou la zoophilie, ce mot en lui-même n’a pas nécessairement de connotation sexuelle.

Par exemple, on peut parler de « mentalité anormale » (変態心理, hentaishinri).

Familièrement, ce mot est utilisé pour dire « pervers » ou « bizarroïde ».

Les termes comme 18-kin (18 禁, « interdit aux moins de 18 ans »), et seijin manga (成人漫画, « bande dessinée pour adulte ») avertissent du caractère pornographique du support.

En plus du hentai conventionnel qui concerne exclusivement des relations hétérosexuelles, il existe d’autres formes de hentai : Le yaoi concerne l’homosexualité masculine et le yuri, son pendant féminin.

Généralement, le yaoi utilise des dessins d’hommes très efféminés dans leur physique et leurs manières : ils sont appelés bishōnen, ce qui se traduit littéralement par « joli garçon ».
La pornographie gay telle qu’on la connaît en Occident est très rare au Japon.

Le futanari présente quant à lui des femmes possédant un pénis qu’elles possèdent déjà dès le début du récit ou qu’elles obtiennent par différents moyens par la suite.

Le hentai peut également rendre compte de certains fantasmes plus tabous comme l’attrait pour des individus prépubères mâles (shotacon) ou femelles (lolicon).

Le hentai est un art qui consiste à faire l’amalgame de la pornographie et du dessin animé japonais. E

En général, le hentai est un jeu de pouvoir entre l’homme et la femme avec mise en scène de différents fantasmes.

Le hentai est perçu en tant que « focalisation » sur les fétiches sexuels incluant :
– bakunyū, sur les femmes à gros seins ;
– futanari, sur les hermaphrodites ;
– inceste, sur les activités sexuelles avec des membres légaux de la famille ;
– kemonomimi, sur les personnes animalisées ;
– harem, sur les relations impliquant un individu, généralement un homme, et de nombreux autres du sexe opposé consentants ;
– lolicon, sur les filles prépubères ou adolescentes ;
– omorashi, sur la vessie pleine ;
– shotacon, sur les garçons prépubères ou adolescents ;
– tentacule érotique, sur le monstre à tentacule.

# Kanamara Matsuri

Le Kanamara Matsuri (かなまら祭り, fête du pénis de fer) est une fête annuelle shinto de la fertilité, qui a lieu à Kawasaki au Japon chaque printemps depuis 1977.

La festivité majeure se déroule le premier dimanche d’avril.

Le thème central est le pénis — qu’il est ici préférable d’appeler phallus de par la dimension symbolique de ce rituel —, reproduit partout en image, sucre d’orge, légumes sculptés, décorations.

Le Kanamara Matsuri a pour centre le sanctuaire de Kanayama (kanayama jinja (金山神社)), autrefois fréquenté par les prostituées qui venaient prier pour être protégées contre les maladies vénériennes. Il y a aussi des bénédictions divines pour la prospérité des affaires, l’avenir du clan familial, le mariage, l’accouchement facile, et l’harmonie entre époux.

Le défilé fait parader dans des mikoshi (temple mobile en bois promené par de nombreux porteurs) trois pénis conservés dans le temple.
– le pénis de bois dans le grand mikoshi, le plus ancien
– le pénis de fer noir dans le mikoshi en forme de bateau,
l- e pénis géant rose dans le mikoshi Elisabeth sans toit, porté par des hommes en vêtement féminin

Une légende raconte qu’un démon aux dents tranchantes s’était caché dans le vagin d’une jeune fille, et qu’il avait castré successivement deux jeunes hommes pendant leur nuit de noces.
Un forgeron façonna un phallus de fer pour casser les dents du démon, et l’objet devint une relique sainte. Le centre du sanctuaire est un atelier de forgeron avec enclume et feu de forge.

Aujourd’hui, la fête est l’occasion de collecter des fonds pour la lutte contre le sida.
De nombreux voyageurs viennent d’Europe et d’Amérique pour y participer.

La fête de Hōnen Matsuri (en) qui s’en rapproche a lieu le 15 mars à Komaki et dans d’autres villes japonaises.

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# Tentacule érotique

Viol par des tentacules (触手強姦, shokushu goukan) ou tentacules érotiques est un concept retrouvé dans quelques hentai décrivant des scènes d’horreur au cours desquelles des créatures munies de tentacules (habituellement des monstres) violent ou pénètrent des femmes, d’autres créatures, des futanari et/ou, moins fréquemment, des hommes.

Ce genre d’érotisme est très apprécié au Japon où il est même fréquemment parodié. En occident, les tentacules érotiques sont souvent associées aux hentai et constituent un phénomène culturel.

Les créatures munies de tentacules ont fait leur apparition dans l’érotisme japonais bien avant la pornographie animée.
Les illustrations du roman Kinoe no komatsu écrit par Katsushika Hokusai en 1814 en sont un exemple fameux — et probablement le premier.

Il s’agit d’une shunga (gravure érotique japonaise) qui a inspiré nombre d’artistes.

L’Australien David Laity l’évoque en une toile du même nom et Masami Teraoka remet l’image au goût du jour avec son ouvrage de 2001 Sarah and Octopus/Seventh Heaven partie de la collection Waves and Plagues.

Un travail de Danielle Talerico montre que si les Occidentaux ont souvent interprété la fameuse gravure d’Hokusai comme un viol, les Japonais de l’époque d’Edo la considèrent plus volontiers comme un acte sexuel consensuel illustrant la légende de Tamori, la pêcheuse d’ormeaux, où Tamori vole le diamant du roi des Mers.

Ce dernier, aidé de sa troupe (dont des pieuvres) la poursuit.

Dans le texte accompagnant la gravure, la plongeuse et deux pieuvres éprouvent une jouissance mutuelle.

En 1990, Demon Beast Invasion, un manga de Toshio Maeda, est à l’origine d’un « paradigme moderne de pornographie » basé sur des tentacules dans laquelle les éléments d’une agression sexuelle sont exacerbés.

Maeda explique qu’il a inventé le genre pour rester dans les limites strictes de la censure japonaise qui interdit la visualisation d’un pénis mais apparemment pas une pénétration par un tentacule ou un appendice similaire (souvent celui d’un robot).

L’utilisation d’appendices sexuels existe également, bien qu’avec une fréquence moindre, dans les films européens et américains.

Le contexte historique de tentacules érotiques est indéniablement un phénomène d’origine japonaise.

Cependant, son apparition dans les films actuels, à la fois ceux de science fiction (films B) et ceux destinés aux adultes, a reçu une impulsion après la parution de Galaxy of Terror (Roger Corman) en 1980.
Dans ce film, une astronaute, interprétée par Taaffe O’Connell, est capturée, violée et tuée par un ver géant.
Le ver utilise ses nombreux tentacules pour commencer par déshabiller l’astronaute avant de la pénétrer.

# Omorashi

L’omorashi (オモラシ / おもらし / お漏らし) est un fétichisme sexuel originaire du Japon au cours duquel les participants éprouvent une excitation sexuelle à la vue d’une vessie pleine ou qui ressentent une attraction particulière pour une personne qui a déjà éprouvé cette sensation.

Pour de tels fétichistes, l’orgasme survient lorsque la partenaire, gênée, perd le contrôle de sa vessie et commence à uriner.

Hors du Japon, l’omorashi fait partie intégrante de l’urophilie.

Les Occidentaux qui font la distinction entre urophilie et omorashi emploient des phrases comme « désespoir de vessie » ou « slip trempé » pour désigner l’omorashi.

Le terme japonais d’omorashi veut dire « se mouiller » (litt. : fuite de liquide).
Il est parfois écrit en alphabet latin omorasi selon la méthode Kunrei de romanisation.

La majorité des actes fétichistes concernant le gaspillage corporel sont considérés par le grand public comme de la « pornographie hard », un tabou ou un jeu à caractère sexuel se situant à la limite du credo SSC des adeptes du BDSM.

Quoi qu’il en soit, l’objet du fétichisme étant l’incontinence dans les vêtements, les vidéos d’omorashi ne contiennent pas de scène d’acte sexuel à proprement parler comme on peut en voir dans les vidéos pornographiques habituelles.

Le centre d’intérêt étant les habits plutôt que les scènes de sexe, le fétichisme des vêtements occupe une place prépondérante dans la plupart des omorashi.

Habituellement, la panoplie vestimentaire est composée d’uniformes d’écolière, d’habits professionnels féminins (ex. : infirmières) ainsi que toutes sortes de tenues donnant à la femme un aspect respectable avant qu’elle ne se mouille.  

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